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Claire: Violences conjugales

Au début de leur union, tout se passait bien entre Claire et Simon. Puis, Simon a commencé à contrôler tous les faits et gestes de Claire. Claire devait chaque jour un peu plus se justifier des horaires, des personnes ou des lieux qu’elle fréquentait. Simon est devenu irritable et a commencé à faire quotidiennement des reproches à Claire. Un jour, il lui a donné une solide gifle. C’était le début des violences. Elles n’ont fait que s’intensifier au cours des 2 années suivantes.

Claire a longtemps oscillé entre lui donner une chance de s’améliorer ‘parce qu’elle l’aime’ et le quitter avant qu’il ‘n’aille trop loin’. Lorsque Claire s’est retrouvée avec une clavicule brisée à l’hôpital elle a alors trouvé, avec le soutien d’un groupe d’entraide, le courage de dépasser sa peur, de porter plainte et de quitter Simon.

Réactions et symptômes

En compagnie de Simon, Claire se faisait toute petite et devenait hypervigilante, guettant le moment où il allait exploser. Pendant les violences, elle avait parfois peur qu’il la tue. Mais après les scènes de violence, Claire avait tendance à minimiser celles-ci en pensant que ce n’était pas si grave et que la prochaine fois elle saurait comprendre sa frustration et la désamorcer.

Ce soir, tout dans l’appartement semble lui rappeler ces épisodes de violences qu’elle ne peut oublier : une chaise, une odeur, un craquement. Incapable de se sentir en sécurité dans ce logis, le sommeil de Claire est depuis longtemps perturbé.

Cela fait aujourd’hui 4 ans qu’elle est séparée de Simon et en ce triste anniversaire, Claire se demande –encore une fois- pourquoi elle vit. Après quelques flirt qui ont mal viré, elle est persuadée qu’elle ne connaîtra plus jamais l’amour. Au travail, on l’appelle ‘la sauvage’. Elle se sent ‘endommagée’ et pense que plus personne ne voudra d’elle. Elle a fait une croix sur ses rêves de maternité et n’a aucun projet.

L’avis du psychologue :

Claire a subi des violences conjugales. L’événement traumatique s’est répété à plusieurs reprises.

Événement traumatique et réponse péritraumatique

Claire a ressenti une peur intense à de nombreuses reprises et même eu peur de mourir.

Trouble de stress post-traumatique

Claire présente depuis les violences conjugales des symptômes du trouble de stress post-traumatique :

  • Troubles du sommeil : Claire a des difficultés à s’endormir.
  • Pensées intrusives : Chaque nuit, Claire revit les scènes de violences lors de cauchemars.
  • Hypervigilance : Claire a développé une attention constante au comportement des hommes afin de prévenir au maximum les violences.
  • Sentiment de revivre le trauma : Claire a parfois des conduites automatiques de protection comme si les violences allaient se reproduire.
  • Evitement : Claire essaie de fuir les pensées intrusives qui lui rappellent les violences en occupant ses pensées au travail.
  • Emoussement : Claire n’a plus le goût à rien. Elle a l’impression que personne ne peut ou ne veux la comprendre. A chaque fois qu’elle en parle à quelqu’un de son entourage, elle remarque que les personnes à qui elle se confie ont tendance à minimiser ce qu’il s’est passé ou lui disent qu’elle n’avait qu’à partir avant. Cette attitude la désespère de trouver de l’aide.
  • Sentiment d’avenir bouché : Claire n’arrive pas à se projeter dans l’avenir.

Troubles associés

  • Sentiment de culpabilité : Une forte culpabilité est fréquemment observée chez les victimes de violences conjugales.
  • Estime de soi faible : Claire pense qu’elle n’est pas « aimable ». Une part d’elle pense qu’au fond, tout est de sa faute et qu’elle n’est bonne à rien. Les victimes de violences conjugales ont souvent une faible estime d’eux-mêmes.
  • Dépression : Comme plusieurs victimes, Claire souffre également de dépression. Elle a des pensées suicidaires.

Mis à jour: 1/1/2010 | © info-trauma 2009