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Questions fréquemment posées

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Qu’est-ce qu’un événement traumatique?

Un événement est dit « traumatique » lorsqu’une personne est confrontée à la mort, à la peur de mourir ou lorsque son intégrité physique ou celle d’une autre personne a pu être menacée.

Cet événement doit également provoquer une peur intense, un sentiment d’impuissance ou un sentiment d'horreur.

Qu’est-ce que le trouble de stress post-traumatique (TSPT)?

Il s’agit d’un trouble réactionnel qui peut apparaître à la suite d’un événement traumatique.

Une personne qui développe un trouble de stress post-traumatique présente trois grandes classes de symptômes:

  • Elle revit continuellement la scène traumatique en pensée ou en cauchemar (symptômes de reviviscence).
  • Elle cherche à éviter – volontairement ou involontairement - tout ce qui pourrait lui rappeler de près ou de loin le trauma (symptômes d’évitement et d’engourdissement émotionnel).
  • Elle est fréquemment aux aguets et en état d’hypervigilance (symptômes d'hyperéveil) malgré l’absence de danger imminent.

Est-ce courant de vivre un événement traumatique?

Près de 90 % des américains (Breslau et al., 1998) ont vécu un événement traumatique au cours de leur vie (accident de voiture, agression physique ou sexuelle, hold-up, prise d’otages, accident de travail, désastre naturel, etc.). Les taux dans les autres pays occidentaux sont en général plus bas.

Est-ce courant de développer un trouble de stress post-traumatique après avoir vécu un événement traumatique?

Chez les personnes exposées à un événement traumatique, 9% ont développé un trouble de stress post-traumatique (Breslau et al., 1998). Les taux peuvent varier en fonction du type d’événement et des caractéristiques de la personne exposée. Les femmes présentent un risque environ deux fois plus important de développer un trouble de stress post-traumatique (Creamer Burgess, McFarlane, 2001; Kessler et al., 1999; Breslau et al., 1991). Au Canada, environ 830 000 canadiennes et 370 000 canadiens souffriraient actuellement de ce problème (Stein et al., 1997).

Est-ce que je vais rester longtemps comme cela?

L’intensité et la durée du trouble post-traumatique est très variable, allant de quelques semaines à plusieurs années.

Environ la moitié des personnes qui présentent des symptômes de stress post-traumatique s’en remettent spontanément en l’espace d’un an ou deux (Breslau et al., 1998). Chez d’autres, le trouble de stress post-traumatique se chronicise.

Si vos difficultés persistent après plus de 6 mois, il est vivement conseillé de consulter un psychologue. D’autres préféreront consulter avant ce délai.

Est-ce que cela s’en va tout seul ou faut-il que je consulte un professionnel en santé mentale?

Consulter un psychologue, un psychiatre ou un autre professionnel est une décision personnelle et dépend de la détresse que vous occasionne vos difficultés. Bien que plusieurs personnes s’en sortent sans aide professionnelle, consulter peut faire en sorte que vous alliez mieux plus rapidement.

Est-ce que je redeviendrai comme avant le traumatisme, un jour?

Chaque expérience nous transforme profondément. Revenir ‘comme avant’, effacer le traumatisme, est un souhait universel rarement réalisable. S’il est douteux de revenir comme avant, retrouver un nouvel équilibre, et peut-être découvrir une certaine sagesse, est possible. En outre, un peu comme une blessure physique, il se peut que vous gardiez certaines cicatrices qui feront mal de temps en temps.

Qu’est-ce que le débriefing psychologique? Est-il efficace?

Le débriefing psychologique (parfois appelé séance de verbalisation) vise à prévenir la survenue du trouble de stress post-traumatiques et à identifier les personnes qui ont besoin d’un suivi avec un professionnel de la santé mentale.

Le débriefing se pratique typiquement en groupe dans les jours qui suivent le trauma. Cette méthode sert à mettre des mots sur ce qu’il s’est passé et à entendre le vécu émotionnel des autres. Le débriefing aide à rompre l’isolement, favorise une éventuelle demande d’aide, peut rassurer la personne sur la normalité des émotions ressenties, etc. (De Soir & Vermeiren, 2002). Quoique très populaire et généralement apprécié des participants, l’utilité du débriefing n’est pas établie (Van Emmerik et al., 2002).

Quels sont les autres troubles qui peuvent survenir après un événement traumatique?

Un trouble fréquent est la dépression majeure. Elle se ressent par une lassitude extrême, une fatigue, un désintérêt pour ce qui vous entoure, etc. De 30 à 80 % des personnes présentant un trouble de stress post-traumatiques présentent ou présenteront un épisode dépressif majeur (Ducrocq et al., 2004).

Les autres troubles qui peuvent apparaître sont les troubles anxieux, les problèmes de santé (fibromyalgie, douleurs chroniques), les troubles de la sexualité, etc. ou encore l'abus des drogues, d'alcool ou de médicaments (Daligand, 2001).

Je me sens coupable. Est-ce normal?

De nombreuses personnes qui ont vécu un événement traumatique et qui présentent un trouble de stress post-traumatique vivent une profonde culpabilité (Birmes & Schmitt, 2003).

Ce sentiment de culpabilité peut être, par exemple, de nature à se reprocher d’être encore vivant alors que d’autres sont décédés ou encore à se demander ce qu’on a bien pu faire pour se faire agresser. Nous vous encourageons à confronter vos impressions à celle de vos proches afin d’en examiner les fondements.

Cela s’est passé il y a un bon moment et je développe des troubles seulement aujourd’hui. Est-ce possible?

Une personne qui a vécu un événement traumatique peut présenter un trouble de stress post-traumatique plusieurs mois, voire plusieurs années plus tard. L’apparition différée des symptômes peut faire suite à un événement déclencheur (anniversaire de l’événement, mise à la retraite, etc.).

Qu’est-ce que la résilience?

La résilience exprime non seulement l’absence de trouble après un événement traumatogène mais également une capacité de l’individu à tirer profit de l’adversité (Cyrulnik, 2003). Toutefois, une même personne peut ne pas déclencher de troubles de stress post-traumatique à un événement mais présenter des symptômes à un autre (Damiani & Vaillant, 2003).

Quelle est la différence entre un psychologue, un psychiatre, un psychanalyste et un psychothérapeute?

Le psychologue

Le psychologue possède un diplôme universitaire de maîtrise (Master 2ème année en France) ou de doctorat en psychologie. Ses instruments de travail sont les tests psychologiques et la psychothérapie.

Le psychiatre

Le psychiatre est un médecin spécialisé dans les troubles mentaux. Son instrument thérapeutique principal est la prescription de médicaments, mais plusieurs pratiquent également la psychothérapie.

Le psychanalyste

Le psychanalyste, avec ou sans diplôme universitaire, a complété une formation en privé et une psychanalyse personnelle. Son instrument thérapeutique principal est l’exploration de l’inconscient par le biais de la psychanalyse.

Le psychothérapeute

Le titre de psychothérapeute n’est ni réservé, ni protégé. Tout le monde est libre de se déclarer psychothérapeute s’il le désire, peu importe sa formation.


Mis à jour: 1/1/2010 | © info-trauma 2009